Introduction MEA (1)

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Introduction

Les exercices à choix multiples pour l’évaluation des compétences en vocabulaire et en grammaire de ce livre ne sont pas nouveaux. Ils remontent aux années 1980 et 1990.  Ils ont été conçus pour accompagner a) le Manuel d’Arabe fondamental, dont la première édition a été publiée en 1982, et b) en partie, le Manuel de dialogues I, publié en 1984.

Je les ai considérablement utilisés avec des centaines d’étudiants pendant presque deux décennies, c-à-d tout au long de mes années d'enseignement aux Nations Unies à Genève (1976-1999) pour les devoirs ainsi que pour les examens. J’ai tout de suite obtenu une réaction et des résultats.

Actuellement, je les offre bénévolement avec d’autres exercices et applications diverses, sur mon site Web pour l’usage des milliers d’étudiants de la langue arabe qui ont consulté mon site jusqu'à présent (septembre 2015) - parmi les autres usagers des diverses pages sur des sujets différents, en provenance de 174 pays. Il est frappant de se rendre compte que tant de personnes partout dans le monde sont intéressées à l'étude de la langue arabe.

Grâce à leur succès et à leur large utilisation, j’ai été encouragé à les publier comme livre, afin de les mettre à la disposition de tout le monde, indépendamment d’un accès à Internet.

Quelle est l’origine des tests à choix multiples ?

Bien qu’E.L. Thorndike ait développé un premier test à choix multiple, Frederick J. Kelly était le premier à les utiliser au cours d’une évaluation à grande échelle. Pendant qu’il était directeur de la Training School à la Kansas State Normal School (actuellement Emporia State University) en 1915, il développa et administra le Kansas Silent Reading Test [test de lecture silencieuse].  Les tests à choix multiples sont très populaires aux Etats-Unis.1

Je reconnais que sa méthode d’évaluation à choix multiples est excellente aussi bien pour l’évaluateur, afin d’obtenir une évaluation rapide, que pour l’évalué à qui est épargné du temps et de l’énergie en faisant des tests sans fournir beaucoup d’effort. Elle est également utilisée pour toutes sortes d’évaluations. Cependant, pour une évaluation sérieuse (en raison du risque d'être prise uniquement pour un jeu de devinettes) cette méthode n’est pas fiable bien qu’elle soit largement utilisée.

Certes, je l’apprécie et l’utilise moi-même, mais pas exclusivement, comme dans le cas de ce livre. Je conseille à l’étudiant(e) de ne pas cocher uniquement le mot approprié afin de remplir le blanc, mais de réécrire toute la phrase et de la vocaliser entièrement. Ceci afin de s’assurer que l’étudiant(e) sait et est conscient(e) de ce qu’il/elle est en train de faire, puisqu’il suffit d’une voyelle pour changer le sens d’une parole ou d’une phrase, de changer la signification ou de la rendre dénuée de sens. Ensuite, l’étudiant(e) se réfère aux corrigés. Un exemple est fourni dans la section Comment utiliser les exercices. Ainsi, l’étudiant(e) peut étudier et faire les exercices quand il/elle le veut, de façon indépendante et sans l’aide d’un enseignant.

Pourquoi la vocalisation est-elle si importante ?  Si vous demandez à quelqu’un de lire un texte en français à haute voix, vous ne pouvez pas savoir si la personne comprend le texte ou non. Cependant, en arabe, si la personne lit le texte correctement et prononce la fin de chaque mot, cela signifie qu’elle comprend le texte et connaît bien la grammaire, sinon elle ne peut pas lire le texte correctement. On n’a pas besoin de le lui demander car elle doit assigner à chaque consonne non vocalisée la voyelle correcte, selon le contexte. Ainsi, on peut tester ses compétences en vocabulaire et en grammaire.  Un mot non vocalisé peut avoir différentes significations avec différentes voyelles, même s’il est écrit de la même façon.  Prenez par exemple, le mot QDR, tel qu’il est écrit en arabe avec uniquement les consonnes, c-à-d sans les voyelles. Regardons les diverses significations avec différentes voyelles :

1. QaDaRa : pouvoir, avoir la force de ;
2. QaD(D)aRa (avec deux D, mais écrit avec un seul D) : déterminer, évaluer, estimer ;
3. QaDR : étendue, ampleur, quantité ;
4. QaDaR : sort, destin ;
5. QiDR : marmite, cocotte.

Lorsque les étudiants ne réussissent pas bien le test, ils se sentent frustrés et se plaignent que le sujet est difficile et compliqué. Je leur propose, exprès, de réviser un autre sujet que nous avons déjà étudié. Pendant la révision, ils disent : « Ça, c’est très facile et simple ». Je leur fait remarquer que, par le passé, ils l’ont trouvé difficile et compliqué. Et donc, que ce qu’ils trouvent difficile et compliqué aujourd’hui, ils le trouveront facile et simple à l’avenir.  Ils sont d’accord et appliquent cette découverte à l’étude d’autres langues ainsi qu’à toute autre activité qu’ils entreprennent.

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